jeudi 23 avril 2009

Tokyo Nintendo Nerds: Double Dragon 2

Les Tokyo Game Nerds sont en pleine forme, et c'est avec la banane qu'ils sont fin près à vous exécuter le grandiloquent revival d'une cartouche Nes au contenu jardinier, prônant l’échange équitable de prunes et de pêches pour une écologie sanguinolente.
Ce soft, c'est Double Dragon 2 The Revenge, adaptation de la borne d'arcade 80s du même nom, qui nous rackettait le fondement du porte-monnaie par à-coups de pièces de dix francs.

Un scénar' en pomme granite

Il met en scène Billy et Jimmy, deux frères jumeaux, fils de fermier saoulard, de mère inconnue (???), et élevés dans la plus profonde rusticité consanguine propre à la France du Nord.
Le jeu voit son intrigue débutée, au momen
t où les deux frères décident de descendre sur la capitale, afin de débusquer Shadow, le patron d'un congloméra néolibéral adepte de l’hyper-utilisation des OGM dans l'exploitation agricole.

C'est à l'aide leurs seules pognes sculptées au dur labeur de la ferme, au bêchage et co-bêchage du potager, et aux « montages » de bovins dans l'étable, que nos deux eco-guerriers sur-dopés aux bons produits du jardin, vont tenter de faire valoir les préceptes altermondialiste dictés par mère nature.

Le premier niveau se déroule à leur arrivée Gare du Nord. Les deux ch’tits dragons se retrouvent aussitôt confrontés aux agressions de tous les passant croisés, soudainement submergés d’une rage citadine à leur égards de ploucs.

La vérité est dans les choux coups

Nos deux disciples de José Bové auront vite fait de découvrir le pot aux roses.
Leurs assaillants ne demeurent en fait que de simples citoyens rendus esclaves par surconsommation d'OGM empreinte d’une société de libre échange, dont l’esprit réduit à l'état de légume transgénique s'est pris de folie "mondialisationniste" destructive.
Billy et Jimmy (ou l'inverse) comprendront bientôt que ces mutations ne sont que l’un des engrenages du plan savamment faisandé par Shadow lui même, dans le but d’assouvir sa soif de domination des parts de marché.

Les jumeaux altermondialistes vont alors à travers les 9 niveaux du jeu, prêcher les quinze point-américains du Forum de Porto Alegre, moyennant distribution de patates et délivrant produits biologiques faits mains nues dans la che-tron de leurs détracteurs au brevet ADN douteux.

Comme dit le précepte, « Qui sème les vents récolte la tempête », et c'est Shadow qui verra les fruits de sa stratégie non fertile pourrir sur le sol qu'il foulera a son tour, pliant sous les coups des deux frères lui apprenant l'abécédaire de l'alimentation bio., à savoir:

comment manger les pissenlits par la racine.


Symptomatique d'une mutation OGM, les passants aux cheveux courroucés se ruent sur Billy.

Billy et Jimmy s'empressent d'inculquer au profane citadin
les vertus de la culture ch'tit prêchée
par leur paternel pendant les soirs de solitude.

mardi 21 avril 2009

Chère maman, cher papa, chers amis,

Je me porte bien ici en VIE à Tokyo ne vous inquiétez pas.
Il fait très beau, il y a beaucoup de soleil, et tout le monde est content.
Ça n'est pas les vacances, mais je m'amuse beaucoup ici, et les gens du travail sont très gentils avec moi, ils me laissent dormir et manger des gâteaux a mon bureau.

Je me suis fait un nouveau copain, il s'appelle Richard.
Je pense qu'il s'appelle comme ça car il a beaucoup d'argent.
Mon nouveau copain Richard c'est un trader. Il travaille dans une grande salle de la banque, la salle du marché je crois. La-bas, on y vend plein de trucs, mais pas comme au marché des légumes; non, ici on y vend des produits et des dérivés de produits pour entretenir le bonheur des gens comme il le dit Richard.
Je comprend pas trop ce que ça veut dire, mais je crois que personne ne comprend de toutes façons.

Aujourd'hui avec mon copain Richard on s'est amusé à jouer avec un truc qui s'appelle l'économie, et après quelque minutes de jeu, on avait déjà fait fermer une école primaire.
Grâce à nous, les enfants n'aurons pas école pendant toute l'année et pourront aller s'amuser en mangeant des glaces et jouant aux Pokemons. Moi aussi j'adore les glaces.

J'espère que vous allez bien.
Je pense beaucoup à tout le monde en France où les communistes ne font que de ne pas être contents et défiler dans les rues pour ne pas travailler.

Je vous fais des gros bisous,
au revoir,
poké.

PS: les sushis c'est pô bon



lundi 9 mars 2009

Raie bus

Sale hue lézard mie, sale hue léopard ans !

Eau joue raid huit, j’hache oasis des cris rein messe agent rai bus, cas Roger indien portant avoue dit ire.
Duc oups cèpe a grave scie perce sceau nœud compte rend sucre jet crie. Jupe œuf disque œuf cheveux.
Messire veau ovuler cap tel sens, ah l’or île folie rat voua ôte . Sévices art, met vocifère.

Voix Sissoko jeux veuve hourra Conté

Lys toit radin nome quille cent pas l'étang pas c'est; Mexique serrant contre queue stylet crie demie sage idylle haut, sympa ce pull vitre.

Misa Barça, j'aime rat pelle pull Dutrou de liste noire, c'est dôme mage.
Enfle faim... haut régiment cage parent os tôt rallye vent dard dit.

Chat hôte houx l'immonde !
S'asseoir jeux fée info Août !

jeudi 5 mars 2009

X Boite tour complet sur sois-même

Ce message est avant tout a l'adresse de nos fans de la première heure, de ceux qui remercient nos écrits de Tokyo Nintendo Nerd chaque fois qu'ils admirent leur tablettes de chocolat nouvellement sculptées aux rires sur leur paroi abdominale, a ceux qui ont pris bonnes notes de nos conseils et ont couru se procurer ces antiquités de divertissement numérique sur ebay.

Pour tout vous avouer

J'ai craqu
é devant la pression des avances technologiques ramenardes du 21eme siècle (post Retour vers le futur 2).
Je me suis dernièrement procuré une "X Boite tour complet sur soi-même" ainsi que "Combatant de rue 4", lors d'un accès d'extrême faiblesse psychologico-galactique.

Ohh.. j'imagine déjà les pires huéees des foules qui parviendraient a mes oreilles si mon ordinateur possédait des enceintes avec un caisson de basse 2,21 Gigowatts.

Oui j'éprouve de la honte

Toutefois, tel un candidat aux présidentielles de la rédaction d'un magazine de jeux vidéo (je dis n'importe quoi ne m'écoutez pas), je vous fais la belle promesse de bientôt vous sustenter d'un prochain test du jeu NES de votre choix.
Indiquez moi ça dans vos commentaires.

Petits exemples:

Julien a dit : je voeut leu test de "Biture contre attaque"

ou bien

Papi a dit : pipi

dimanche 1 mars 2009

Amour, experience scientifique et cannette de café

J ai, posée sur mon bureau, dissimulée derrière mon écran, perdue au milieu d'une masse de post-it et de poussière, une cannette de café.

C'est ma creature

Je l'ai rencontrée il y a un an, durant la première semaine de travail ici. Elle se tenait droite et fière en vitrine de la machine a boisson. Le reflet dédaigneux sur sa robe de métal semblait défier les banquiers, même les plus coriaces.
"Vous n'oserez jamais" suggérait-il; et moi, tout frais et nouveau comme je l'étais, me la suis appropriée d'une simple piécette.
Après l'avoir dénudée, faisant voler les défenses de sa simple boutonnière, portée a mes lèvres et goutée légèrement, je ne l'ai plus jamais retouchée.

Elle était mienne

Depuis 11 mois et 179 heures, laissée a l'abandon parmi mes déchets bureautiques, elle accompagne solitairement et contre son gré mes journées de travail.
Elle m'en veut aujourd'hui, et je pense que sa saveur légèrement acre du premier jour ne s'est que renforcée depuis lors.

Quoi-qu'il en soit, moi je n'attends qu'une chose: c'est que de cette vieille cannette déborde moisissures verdâtres, œufs d'insectes volants, et qu'une odeur colorée et nauséabonde s'en émane.

jeudi 19 février 2009

Bonjour mes amis

Je sais, je sais, je suis encore au boulot, et alors.


Ca fait quelques semaines que j’n’ai pas laissé un post sur ce blog, et vu qu’aucune femme de ménage n’est là pour l’entretenir, il commence à prendre la poussière.

Pourtant, j avais l’intention d’y traiter de nombreux sujets passionnants, notamment celui de mes escapades en dehors de Tokyo : à Nagoya et au ski à Yamagata entre autres, mais victime du concours des circonstances catalysé par une flemme pandémique, l’idée de vous tenir au courrant, de vous nourrir en lecture s’est évaporée au-delà, loin dans la Voie Laxie, aux tréfonds de la Galactée.


Depuis mon cousin Jerem est arrivé; et l’excuse est trop bonne pour ne pas sauter dessus; m’occuper de lui ne me laisse guère le temps de vous réciter mes aventures de relative folie.

En plus quelle saloperie ! J’ai fait rendre l’âme à mon appareil photo à force de courses endiablées et de combats Mad-Maxien à bord de luges affûtées dévalant les pistes des montagnes nippones.

Je ne regrette pas cette partie de fou rire, mais putain ça fait chier de devoir racheter un appareil…un nouveau model, avec une meilleure prise en main, une précision de loup blanc, un appareil dont la définition de l’imprimé flirte avec la réalité…, si je trouve une belle occasion, je serais peut être heureux tout compte fait.


Mais revenons à mon sujet de départ


En fait je ne suis pas doué pour tenir un truc à jour. Depuis mon brillant succès qui me fit passer du cm2 à la sixième, j’ai jamais réussi à maîtriser l’art du cahier de texte ni celui de l’agenda. Ceux-ci préféraient rester à la maison draguer la poussière et les copeaux de crayon de mon tiroir.

Je pense que format emails me convient mieux. J’aime envoyer à qui je souhaite, être libre de le faire quand bon me semble, obliger quelqu'un à me lire et surtout me répondre.

Le gueblo c’est naze en fait. Le demi-message au contenu saignement douteux que j’y poste menstruellement n’est lu attentivement que par les robots Google, et vos rares commentaires oubliés ça et là par élan de charité et non d’inspiration sont tous pourris.

En fait ça me déprime carrément d’écrire un blog. Ca m’oppresse, ça n’m’amuse pas.












Ci-dessus voici la photo prise de mon appareil cassé.


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vendredi 6 février 2009

Histoire de Vendredi

Je suis arrivé au boulot après m'être couché à 5h47 du matin.
Juste avant je me suis réveillé chez un pote et pas chez moi.
Je porte les habits de la veille.
Je ne pense pas sentir vraiment bon. 
J'ai tout de même pris une petite douche, en speed, avant de dormir.
J'ai entonnement confiance en moi pour le reste de la journée.
Les triples cafés que je prends me feront très probablement tenir jusqu'à à 14h, mais la fatidique pause digestion, plus meurtrière qu'à l'habitude aura pour sur raison de moi.
C'est marrant cette sensation. J'ai l'impression de flotter hors de mon corps désormais libéré de toute conscience directrice.
Mon esprit est en suspens quelque peu en retrait du pantin sans vie qui git à son bureau.
J'ai l'impression qu'un truc important s'est décroché à l'intérieur.
Si quelqu'un me parle, mon boss par exemple, c'est sur que je ne l'entendrais pas.
De toute façon, aucune trace d'intelligence n'est présente dans mon regard aujourd'hui.
Les collègues le comprendront assez vite, il faudra faire sans moi ce Vendredi.
Haha... c'est trop bon d'être un looser.

Ce matin
un banquier ♪ Lalalalaaa

Je suis arrive a 9h15 au boulot. Ça va, plutôt fair comme timing.
A 9h30 j'ai croise mon compagnon d'infortune aux toilettes.
Je pense qu'il venait vérifier s'il ne lui manquait pas un bras une oreille. Tout le monde le regarde si bizarrement depuis ce matin.
Les voitures se sont soudainement arrêtées sur le chemin du bureau, les conducteurs confondant nos yeux avec un feu tricolore passé au rouge. C'est la que j'ai pris conscience que notre triste état ne passerait pas inaperçu.
Mais mon boss est Japonais et très poli. Il ne va pas m'embêter avec des interrogatoires paranoïaques.
J'vais pouvoir faire mon Casper tranquille dans mon coin, flottiller ectoplasmiquement dans les couloirs du monde des imaginaires illuminés.
C'est la même sensation qu'une bonne anesthésie générale des familles. La guérison qui suit en moins.
Mon cours de Japonais commence bientôt, ça risque d'être le bain de sang, mais je vais tout de même essayer d'être studieux.
Par contre, aller boire des bières comme prévu ce soir , c'est clair je peux pas.

Ravitaillement de midi

Je suis rentre de la pause déjeuner, et me sens totalement revivifié !
Il est 14h30, mon esprit a enfin réintégré son enveloppe charnelle.
Incroyable, j'ai l'impression d'être un jour de fatigue normal suivant une veillée a la lueur d'un match de Ligue 1.
De quoi donner envie d'instaurer un rituel de soirée le Jeudi soir.
En attendant, je vais tellement mieux, c'est dingue! .. véritablement de la puissance que je ressens a l'instant.
Rien ne peut m'arrêter, je suis trop fort !
J'ai révisé mon jugement quant à ce soir: ça sera Bières !

Après midi, et la c'est le drame

Beeeuhhhurrr... trop hardcore quand même.
Il est 16h et tous les effets bénéfiques des odieusement succulentes lamelles "grillassées" de bœuf coréen copieusement ingurgitées à midi sont dissipés.
Après, j'étais tellement bien que je n'ai pas remarqué la fuite d'énergie dans mon corps.
Même mon meilleur ami le triple café peine a soutenir mes paupières.
Je suis carrément en pleine pente descendante a l'inclinaison d'un degré plus fort que le whisky à 300 yens.
J'me sens nul, déprimé et tout pourri.
Ce soir j'sors pas, c'est mort, c'est sur.