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mardi 21 avril 2009

Chère maman, cher papa, chers amis,

Je me porte bien ici en VIE à Tokyo ne vous inquiétez pas.
Il fait très beau, il y a beaucoup de soleil, et tout le monde est content.
Ça n'est pas les vacances, mais je m'amuse beaucoup ici, et les gens du travail sont très gentils avec moi, ils me laissent dormir et manger des gâteaux a mon bureau.

Je me suis fait un nouveau copain, il s'appelle Richard.
Je pense qu'il s'appelle comme ça car il a beaucoup d'argent.
Mon nouveau copain Richard c'est un trader. Il travaille dans une grande salle de la banque, la salle du marché je crois. La-bas, on y vend plein de trucs, mais pas comme au marché des légumes; non, ici on y vend des produits et des dérivés de produits pour entretenir le bonheur des gens comme il le dit Richard.
Je comprend pas trop ce que ça veut dire, mais je crois que personne ne comprend de toutes façons.

Aujourd'hui avec mon copain Richard on s'est amusé à jouer avec un truc qui s'appelle l'économie, et après quelque minutes de jeu, on avait déjà fait fermer une école primaire.
Grâce à nous, les enfants n'aurons pas école pendant toute l'année et pourront aller s'amuser en mangeant des glaces et jouant aux Pokemons. Moi aussi j'adore les glaces.

J'espère que vous allez bien.
Je pense beaucoup à tout le monde en France où les communistes ne font que de ne pas être contents et défiler dans les rues pour ne pas travailler.

Je vous fais des gros bisous,
au revoir,
poké.

PS: les sushis c'est pô bon



lundi 9 mars 2009

Raie bus

Sale hue lézard mie, sale hue léopard ans !

Eau joue raid huit, j’hache oasis des cris rein messe agent rai bus, cas Roger indien portant avoue dit ire.
Duc oups cèpe a grave scie perce sceau nœud compte rend sucre jet crie. Jupe œuf disque œuf cheveux.
Messire veau ovuler cap tel sens, ah l’or île folie rat voua ôte . Sévices art, met vocifère.

Voix Sissoko jeux veuve hourra Conté

Lys toit radin nome quille cent pas l'étang pas c'est; Mexique serrant contre queue stylet crie demie sage idylle haut, sympa ce pull vitre.

Misa Barça, j'aime rat pelle pull Dutrou de liste noire, c'est dôme mage.
Enfle faim... haut régiment cage parent os tôt rallye vent dard dit.

Chat hôte houx l'immonde !
S'asseoir jeux fée info Août !

dimanche 1 mars 2009

Amour, experience scientifique et cannette de café

J ai, posée sur mon bureau, dissimulée derrière mon écran, perdue au milieu d'une masse de post-it et de poussière, une cannette de café.

C'est ma creature

Je l'ai rencontrée il y a un an, durant la première semaine de travail ici. Elle se tenait droite et fière en vitrine de la machine a boisson. Le reflet dédaigneux sur sa robe de métal semblait défier les banquiers, même les plus coriaces.
"Vous n'oserez jamais" suggérait-il; et moi, tout frais et nouveau comme je l'étais, me la suis appropriée d'une simple piécette.
Après l'avoir dénudée, faisant voler les défenses de sa simple boutonnière, portée a mes lèvres et goutée légèrement, je ne l'ai plus jamais retouchée.

Elle était mienne

Depuis 11 mois et 179 heures, laissée a l'abandon parmi mes déchets bureautiques, elle accompagne solitairement et contre son gré mes journées de travail.
Elle m'en veut aujourd'hui, et je pense que sa saveur légèrement acre du premier jour ne s'est que renforcée depuis lors.

Quoi-qu'il en soit, moi je n'attends qu'une chose: c'est que de cette vieille cannette déborde moisissures verdâtres, œufs d'insectes volants, et qu'une odeur colorée et nauséabonde s'en émane.

vendredi 6 février 2009

Histoire de Vendredi

Je suis arrivé au boulot après m'être couché à 5h47 du matin.
Juste avant je me suis réveillé chez un pote et pas chez moi.
Je porte les habits de la veille.
Je ne pense pas sentir vraiment bon. 
J'ai tout de même pris une petite douche, en speed, avant de dormir.
J'ai entonnement confiance en moi pour le reste de la journée.
Les triples cafés que je prends me feront très probablement tenir jusqu'à à 14h, mais la fatidique pause digestion, plus meurtrière qu'à l'habitude aura pour sur raison de moi.
C'est marrant cette sensation. J'ai l'impression de flotter hors de mon corps désormais libéré de toute conscience directrice.
Mon esprit est en suspens quelque peu en retrait du pantin sans vie qui git à son bureau.
J'ai l'impression qu'un truc important s'est décroché à l'intérieur.
Si quelqu'un me parle, mon boss par exemple, c'est sur que je ne l'entendrais pas.
De toute façon, aucune trace d'intelligence n'est présente dans mon regard aujourd'hui.
Les collègues le comprendront assez vite, il faudra faire sans moi ce Vendredi.
Haha... c'est trop bon d'être un looser.

Ce matin
un banquier ♪ Lalalalaaa

Je suis arrive a 9h15 au boulot. Ça va, plutôt fair comme timing.
A 9h30 j'ai croise mon compagnon d'infortune aux toilettes.
Je pense qu'il venait vérifier s'il ne lui manquait pas un bras une oreille. Tout le monde le regarde si bizarrement depuis ce matin.
Les voitures se sont soudainement arrêtées sur le chemin du bureau, les conducteurs confondant nos yeux avec un feu tricolore passé au rouge. C'est la que j'ai pris conscience que notre triste état ne passerait pas inaperçu.
Mais mon boss est Japonais et très poli. Il ne va pas m'embêter avec des interrogatoires paranoïaques.
J'vais pouvoir faire mon Casper tranquille dans mon coin, flottiller ectoplasmiquement dans les couloirs du monde des imaginaires illuminés.
C'est la même sensation qu'une bonne anesthésie générale des familles. La guérison qui suit en moins.
Mon cours de Japonais commence bientôt, ça risque d'être le bain de sang, mais je vais tout de même essayer d'être studieux.
Par contre, aller boire des bières comme prévu ce soir , c'est clair je peux pas.

Ravitaillement de midi

Je suis rentre de la pause déjeuner, et me sens totalement revivifié !
Il est 14h30, mon esprit a enfin réintégré son enveloppe charnelle.
Incroyable, j'ai l'impression d'être un jour de fatigue normal suivant une veillée a la lueur d'un match de Ligue 1.
De quoi donner envie d'instaurer un rituel de soirée le Jeudi soir.
En attendant, je vais tellement mieux, c'est dingue! .. véritablement de la puissance que je ressens a l'instant.
Rien ne peut m'arrêter, je suis trop fort !
J'ai révisé mon jugement quant à ce soir: ça sera Bières !

Après midi, et la c'est le drame

Beeeuhhhurrr... trop hardcore quand même.
Il est 16h et tous les effets bénéfiques des odieusement succulentes lamelles "grillassées" de bœuf coréen copieusement ingurgitées à midi sont dissipés.
Après, j'étais tellement bien que je n'ai pas remarqué la fuite d'énergie dans mon corps.
Même mon meilleur ami le triple café peine a soutenir mes paupières.
Je suis carrément en pleine pente descendante a l'inclinaison d'un degré plus fort que le whisky à 300 yens.
J'me sens nul, déprimé et tout pourri.
Ce soir j'sors pas, c'est mort, c'est sur.

vendredi 23 janvier 2009

Tranches de pain d'vie

Y a quelques heures on était vendredi soir, je sortais de ma tour, heureux de quitter le boulot pour m'enfuir en week end, dépenser mon argent et mon énergie, faire mon maximum pour que le jour suivant Dimanche soit autre chose qu'un Lundi; ce projet ambitieux, je vous en parlerais peut être un autre jour.

En attendant, voici quelques moments de ma semaines, racontés brièvement, sans aucun liens ni transitions, avec des conclusions de folies:

TATATAAAM!!!.. et musique épique qui s'ensuit
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Hier j'ai croisé Naruto dans la Tokyo station. Le vrai, en chair et en os...
Il semblait perdu et j'ai cru qu'il cherchait son chemin pour rentrer a Konoha.
Normal, je me suis précipité a sa rencontre dans un élan de solidarité ninja; quand soudain il m' traité de sale geek et a disparu dans un nuages de fumé.

Batard ! j'aurais du lui donner un coup de pied dans les cou!lles tant qu'j'en avais le temps.

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Voici mon repas de Mardi soir, un Hinaichidori Nabe, plat de la région d'Akita au nord du Japon.
C'est grossièrement une bonne marmite remplie de bouillon d'os de poulet, ou tu plonges tout un tas de légumes, champignons et viande de... encore poulet. Un plat rassurant aux vertus réchauffantes non négligeables en hiver.
C'était juste trop bon, une raison suffisante pour écrire 2, 3 lignes à ce sujet.

A noter la classe ultime d'une bière servi dans une flute a champagne. Ou pas.

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Mercredi, Joce me signale dans un mail imbibé de poésie gestuelle ultra démonstrative qu'il vient de recevoir par la poste Ninja Ryuken 3, alias Janine Guedin 3 sur Nes (acheté sur Yahoo auction... les japs utilisent pas ebay).
Trop de bonheur! on l'attendait tellement après avoir fini le 1 (sans voir la fin ) puis le 2.
Programmation d'une session revival Vendredi soir.

La question de savoir si mes parents sont fiers de moi ne se pose désormais plus.

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Uptate du Dimanche

C'est le nouvel an asiatique ! J'ai appris ça en matant l'Australian Open de tennis sur des chaines de télé chinoises dispos sur le net. Du coup j'ai emboité le pas pour célébrer la nouvelle année à ma manière, en lunchant vietnamien à deux stations de Yamanote de chez moi: à Yurakucho.

Ce resto, si j'ose dire, déboite simplement sa race. Pour 10 euros tu as un bon Pho Ga (poulet) légèrement épicé, un bol de riz à deux parfum différents sur lequel du choux japonais, du poulet grillé, ainsi que quelques crevettes sautées n'attendant sagement que de te satisfaire.

















A gauche, un rouleau de printemps bien frais accompagné de sa sauce à l'arachide, à l'ail, et mélangée au truc marron qu'on trouve dans les restos viets à Paris. Pour finir, le Che (dessert viet) du jour servi dans un petit verre, juste pour le plaisir.

Y'avait pas de verbe dans cette dernière phrase. je crois.


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Ahhh... belle préparation pour veiller en vue du match de foot diffusé à 1h30 du mat (17h30 en France): Ajaccio - PSG

A tout à l'heure et bonne année.

jeudi 15 janvier 2009

Hatsumode... a tes souhaits !

Yo !

Je suis actuellement au boulot, il est 10h51 et je viens de parler un mon boss l’espace de cinq minutes.
Pour tous vous dire, on vient de passer en revue la situation actuelle. Nous en sommes venu à la conclusion que, oui, je n’ai rien à faire aujourd’hui ; pire encore (mieux pour certains), que je ne risque pas d’avoir grand-chose a faire dans les quelques jours a venir non plus.
Si l’ennui risque de frapper à la porte, il y a tout de même un bon coté dans tout ça.
Je n’aurais pas besoin de faire semblant de travailler, car je n’ai officiellement pas de travail ; ce qui est en soit un luxe, un privilège, voir l’aboutissement de vie de tout fonctionnaire.
Une précision est cela dit indispensable, sachez que même si je travaille dans la finance, je n’ai aucune responsabilité dans la crise actuelle. C'est l’hyperactivité qui en est responsable et en aucun cas la glandouille saine, tranquille et intersidérale.

Profitant d’être libre de toute contrainte bancaire, je vais essayer de vous parler de quelque chose, de ce que j’ai fait récemment ou de ce que je vais faire ce week-end… mais c’est bien parce que j’ai pas le choix.


Rooohhh... ça m’gave, j’ai l’impression de travailler.


Entrée du temple, japonais, arbres, sol

Alors… Lundi dernier, ce fut férié pour l’occasion du Coming Age Day (nom sirupeux qui figurait sur mon téléphone portable de jour la).
Les jeunes japonais atteignant vingt ans dans l’année s’affûtent de kimonos et vont au temple pour faire des trucs de japonais. La belle coutume ne raconte pas qu’ils vont ensuite se mettre des grosses races a l’alcool jusqu'à pourrir leur beaux accoutrements, nager dans leur vomi, et ne plus se rappeler qui ils sont… je ne la raconterais pas non plus, ce n’est pas mon genre.

Donc !
Lundi, je me suis aussi rendu au temple ; le temple shinto Meji Jingu à Harajuku, mais ce dans un but différent : pour faire le Hatsumode, en français, la première visite du temple de l’année, qui est une autre coutume japonaise ou l’on est pas obliger de finir ivre ; ce qui m’arrangeais bien car il était seulement onze heure dans la matinée.

Je sais pas si c'est mieux finalement de siroter le crachat de tout le monde

L’activité du Hatsumode se résume à faire la queue (quelle surprise !!) pour lancer un pièce avec un trou en son centre (5 yens ou 50 yens) dans un réceptacle garanti 100% Shinto inoxydable, puis à exécuter quelques clappements de mains avant d’émettre un souhait pour la nouvelle année, généralement des trucs gnangnan irréalisable, genre ne pas divorcer et consort…

Pitié que le psg gagne le championnat

On m’a dit que lancer une pièce de 50 yens est meilleur pour la providence.
J’ai pour ma part choisi de lancer un pièce de seulement 5 yens, ce après avoir vu ce moine me sourire de toutes ses dents en or dans sa grosse Mercedes garée derrière le temple. Puis j’ai émis un souhait en faveur du PSG dans un bon millier de clappements de mains, pour être sur.

La deuxième partie de l’Hatsumode, puisque ça vous passionne tant, est d’aller tirer son petit Omikuji. (Encore une fois, si t’as rigolé, tu sors !)

Le Omikuji, c’est quelque chose de très pratique issue de la plus pointue des technologies japonaises. Ca te permet de savoir tout se qui va dans se passer ta vie pour une année.
Tu commences par refaire la queue car tu aimes ça, puis tu chopes une boite en ferraille que tu secoues vigoureusement pour en sortir un petit bâton ou il y est inscrit un numéro.

En conséquence de ton numéro, on te refile un bout de papier ma foi très joli, sur lequel ton futur est écrit, le film de ton année.
Comme un gros chanceux que je suis, il est écrit que 2009 se fera dans l’abondance de richesses, de bonheurs et de plaisirs.




Me voila rassuré. J’ai plus qu’à attendre patiemment, dans mon lit, comme un flemmard que ça me tombe dans les bras. D’ailleurs, c’est ce que je me suis empresser de faire juste après en rentrant chez moi ; faut dire que c’est fatiguant de se taper une visite de temple a 11h du mat.

Quand au week-end qui vient, c’est décidé, je fais rien !


lundi 5 janvier 2009

Bonne santé


Retour au taff, avec une bâtarde de grippe à la Française en guise de compagne 2009.

J’ai vraiment apprécier rentrer au Japon le 3 Janvier pour rester au lit avec de la fièvre jusqu'à aujourd’hui.


Le bon coté de la chose est que j’ai plus dormi en trois jours que pendant les deux dernières semaines de 2008. Cinquante heures en trois jours, mon lifewide record.


S’il y a vraiment un truc qu’il faut tester c’est bien d’avoir la grippe dans l’avion. Onze heures et trente minutes à alterner entre grelottement et sueur abondante, nez qui coule et yeux incandescents se retournant dans leurs orbites. J’ai bien entendu eu ma dose de délires dus à la forte fièvre. Une vieille ambiance de Moyen Age, d’église inquisitrice, de bûcher et de paysans horribles, m’a ainsi poursuivi tout au long du voyage, même lors de mes périodes d’éveil. Le genre de rêves trop oppressant ou ta tête n’arrête pas de faire des calculs complexes et t’oblige incessamment à prendre des décisions sur des choses insensées.

Paralysé, j n’arrivais même pas à demander un verre d’eau aux hôtesses qui par pitié m’ont appliqué d’elle même la double ration de couverture Air France.

Bref, avec du recul, je pense bien être mort à un moment pendant ce voyage. Je ne sais pas trop quand. Certainement quand la fièvre a côtoyé la température de la roche en fusion, et a inhibé tous mes récepteurs de sensation.


Vivre au Japon ça affaiblit le corps, érode la résistance physique de l’être pour la réduire à celle du nouveau né. Une semaine en France et j’ai attrapé le pack bronchite, rhume et grippe. Ce fut apparemment le tarif obligatoire pour les habitants du Japon ayant foulé le sol Français, car dans l’avion de Charles de Gaule a Tokyo, tous les bridés se vidaient de par leurs orifices encombrés.


En tout cas, et je ne pensais pas le dire un jour moi le vieux Parisien, mais quel soulagement de retrouver le métro Tokyoïte a l’odeur de médicament, avec sa population qui même malade porte des masques pour ne pas diffuser les virus. Ce fut aussi très rassurant relaxant que d’utiliser les oshibori petites serviettes mises a disposition pour se laver les mains aux tables des restaurants ... et puis voir le ciel bleu ... avec une température au dessus de zéro...


Tiens, mon boss vient de me dire que je pouvais rentrer plus tôt aujourd’hui. Soit y a pas de travail, soit il a peur de ma maladie ; faut dire que ma toux résonne dans un éclatement de bronches un peu ragoûtant toute les trente secondes.


Pour votre culture, en Jap, que t ais un rhume ou une grippe, on utilise les memes mots : « Kaze hiita »