jeudi 21 mai 2009
Cher monsieur Denis Brogniard,
Je n’ai pas récemment lu vos déclarations dans la presse, ni lu votre biographie caustique, mais votre annonce prononcée à la télévision privée m'a poussé à attraper mon porte voix et monter au plus haut de cette estrade bien pratique pour s'exprimer en toute circonstance qu'est le poké blog.
Si mes premiers mots laissent entendre que je tiens à vous freiner dans votre quête, détrompez vous. Mon entreprise n'est pas de démolition, mais de courant, amical.
La décision ne date pas d'hier, et a considérablement pris forme dans mon esprit mono maniaque de ces dernières journées de bureau.
Je tiens à être recruté en tant que finaliste perdant du futur spectacle Koh Lanta 2010.
Après m’être intensément penché sur la dimension psychologique et tactique du personnage adéquat, j’ai finalement tissé les ficelles d’une personnalité à même de vous livrer la prestation parfaite pour ce rôle.
Le personnage dont je revêtirais le masque, prendra le soin d'écraser tous les candidats choisis de votre grande main afin de me hisser en finale; ou il s’assurera d’y être défait, tel le veut le contrat.
Les vices des participants seront tout autant d’armes a ma disposition pour honorer mon engagement.
Je déchaînerais les antagonismes entre les amitiés les plus proches, profiterais des faiblesses psychologiques des femmes, défaillances physiques des vieux, et exploiterais les rêves de pouvoir de petits chefs de campagne.
J’organiserais régulièrement d’épuisantes battues en foret; et sous prétexte de cueillette de fruits je perdrais fourbement mes maigres petits poucets.
Je trahirais mes suiveurs, et dans l’obscurité soudaine de leur flamme évanouie au conseil, sourirais de leur regard courroucé.
Je ne tarirais jamais d'astuce, quitte à dérober de la nourriture commune dans la nuit pour la dissimuler dans le sac d'un pauvre candidat, qui candide au petit matin essuiera l’inquisition des survivants affamés ; rétrospective des meilleurs procès du Moyen Age.
Soyez sans craintes, il est hors de question que j'apprenne à pêcher, ni à faire une cabane comme ces leaders de pacotilles, ex marins, militaires, menuisiers ou autres bidochons pères de famille.
Quant à la cueillette de manioc, n'est ce pas une besogne pour femme de primate.
En résume, je vous garantis la stabilité de l’inéquation suivante:
valeurs humaines ≤ quantité de riz quotidienne pour une personne sur l'île
menant a mon siège éjectable en finale.
Au parfum des mes fomentations putrides sur le campement, les millions téléspectateurs de Français engrossés aux mensonges du fair-play et de l’honnêteté me haïront indubitablement; mais voyez vous Denis, j’assume la responsabilité de ne jamais me faire pardonner.
Vous l’avez maintenant compris, je rempli effectivement de la totalité des critères du casting, et suis évidemment disponible pour discuter des modalités de mon contrat.
poke
jeudi 23 avril 2009
Tokyo Nintendo Nerds: Double Dragon 2
Les Tokyo Game Nerds sont en pleine forme, et c'est avec la banane qu'ils sont fin près à vous exécuter le grandiloquent revival d'une cartouche Nes au contenu jardinier, prônant l’échange équitable de prunes et de pêches pour une écologie sanguinolente.
Ce soft, c'est Double Dragon 2 The Revenge, adaptation de la borne d'arcade 80s du même nom, qui nous rackettait le fondement du porte-monnaie par à-coups de pièces de dix francs.
Un scénar' en pomme granite
Il met en scène Billy et Jimmy, deux frères jumeaux, fils de fermier saoulard, de mère inconnue (???), et élevés dans la plus profonde rusticité consanguine propre à la France du Nord.
Le jeu voit son intrigue débutée, au moment où les deux frères décident de descendre sur la capitale, afin de débusquer Shadow, le patron d'un congloméra néolibéral adepte de l’hyper-utilisation des OGM dans l'exploitation agricole.
C'est à l'aide leurs seules pognes sculptées au dur labeur de la ferme, au bêchage et co-bêchage du potager, et aux « montages » de bovins dans l'étable, que nos deux eco-guerriers sur-dopés aux bons produits du jardin, vont tenter de faire valoir les préceptes altermondialiste dictés par mère nature.
Le premier niveau se déroule à leur arrivée Gare du Nord. Les deux ch’tits dragons se retrouvent aussitôt confrontés aux agressions de tous les passant croisés, soudainement submergés d’une rage citadine à leur égards de ploucs.
La vérité est dans les choux coups
Nos deux disciples de José Bové auront vite fait de découvrir le pot aux roses.
Leurs assaillants ne demeurent en fait que de simples citoyens rendus esclaves par surconsommation d'OGM empreinte d’une société de libre échange, dont l’esprit réduit à l'état de légume transgénique s'est pris de folie "mondialisationniste" destructive.
Billy et Jimmy (ou l'inverse) comprendront bientôt que ces mutations ne sont que l’un des engrenages du plan savamment faisandé par Shadow lui même, dans le but d’assouvir sa soif de domination des parts de marché.
Les jumeaux altermondialistes vont alors à travers les 9 niveaux du jeu, prêcher les quinze point-américains du Forum de Porto Alegre, moyennant distribution de patates et délivrant produits biologiques faits mains nues dans la che-tron de leurs détracteurs au brevet ADN douteux.
Comme dit le précepte, « Qui sème les vents récolte la tempête », et c'est Shadow qui verra les fruits de sa stratégie non fertile pourrir sur le sol qu'il foulera a son tour, pliant sous les coups des deux frères lui apprenant l'abécédaire de l'alimentation bio., à savoir:
comment manger les pissenlits par la racine.
Symptomatique d'une mutation OGM, les passants aux cheveux courroucés se ruent sur Billy.
Billy et Jimmy s'empressent d'inculquer au profane citadin
les vertus de la culture ch'tit prêchée par leur paternel pendant les soirs de solitude.
mardi 21 avril 2009
Chère maman, cher papa, chers amis,
Il fait très beau, il y a beaucoup de soleil, et tout le monde est content.
Ça n'est pas les vacances, mais je m'amuse beaucoup ici, et les gens du travail sont très gentils avec moi, ils me laissent dormir et manger des gâteaux a mon bureau.
Je me suis fait un nouveau copain, il s'appelle Richard.
Je pense qu'il s'appelle comme ça car il a beaucoup d'argent.
Mon nouveau copain Richard c'est un trader. Il travaille dans une grande salle de la banque, la salle du marché je crois. La-bas, on y vend plein de trucs, mais pas comme au marché des légumes; non, ici on y vend des produits et des dérivés de produits pour entretenir le bonheur des gens comme il le dit Richard.
Je comprend pas trop ce que ça veut dire, mais je crois que personne ne comprend de toutes façons.
Aujourd'hui avec mon copain Richard on s'est amusé à jouer avec un truc qui s'appelle l'économie, et après quelque minutes de jeu, on avait déjà fait fermer une école primaire.
Grâce à nous, les enfants n'aurons pas école pendant toute l'année et pourront aller s'amuser en mangeant des glaces et jouant aux Pokemons. Moi aussi j'adore les glaces.
J'espère que vous allez bien.
Je pense beaucoup à tout le monde en France où les communistes ne font que de ne pas être contents et défiler dans les rues pour ne pas travailler.
Je vous fais des gros bisous,
au revoir,
poké.
PS: les sushis c'est pô bon
lundi 9 mars 2009
Raie bus
Eau joue raid huit, j’hache oasis des cris rein messe agent rai bus, cas Roger indien portant avoue dit ire.
Duc oups cèpe a grave scie perce sceau nœud compte rend sucre jet crie. Jupe œuf disque œuf cheveux.
Messire veau ovuler cap tel sens, ah l’or île folie rat voua ôte . Sévices art, met vocifère.
Voix Sissoko jeux veuve hourra Conté
Lys toit radin nome quille cent pas l'étang pas c'est; Mexique serrant contre queue stylet crie demie sage idylle haut, sympa ce pull vitre.
Misa Barça, j'aime rat pelle pull Dutrou de liste noire, c'est dôme mage.
Enfle faim... haut régiment cage parent os tôt rallye vent dard dit.
Chat hôte houx l'immonde !
S'asseoir jeux fée info Août !
jeudi 5 mars 2009
X Boite tour complet sur sois-même
Pour tout vous avouer
J'ai craqué devant la pression des avances technologiques ramenardes du 21eme siècle (post Retour vers le futur 2).
Je me suis dernièrement procuré une "X Boite tour complet sur soi-même" ainsi que "Combatant de rue 4", lors d'un accès d'extrême faiblesse psychologico-galactique.
Ohh.. j'imagine déjà les pires huéees des foules qui parviendraient a mes oreilles si mon ordinateur possédait des enceintes avec un caisson de basse 2,21 Gigowatts.
Oui j'éprouve de la honte
Toutefois, tel un candidat aux présidentielles de la rédaction d'un magazine de jeux vidéo (je dis n'importe quoi ne m'écoutez pas), je vous fais la belle promesse de bientôt vous sustenter d'un prochain test du jeu NES de votre choix.
Indiquez moi ça dans vos commentaires.
Petits exemples:
Julien a dit : je voeut leu test de "Biture contre attaque"
ou bien
Papi a dit : pipi
dimanche 1 mars 2009
Amour, experience scientifique et cannette de café
C'est ma creature
Je l'ai rencontrée il y a un an, durant la première semaine de travail ici. Elle se tenait droite et fière en vitrine de la machine a boisson. Le reflet dédaigneux sur sa robe de métal semblait défier les banquiers, même les plus coriaces.
"Vous n'oserez jamais" suggérait-il; et moi, tout frais et nouveau comme je l'étais, me la suis appropriée d'une simple piécette.
Après l'avoir dénudée, faisant voler les défenses de sa simple boutonnière, portée a mes lèvres et goutée légèrement, je ne l'ai plus jamais retouchée.
Elle était mienne
Depuis 11 mois et 179 heures, laissée a l'abandon parmi mes déchets bureautiques, elle accompagne solitairement et contre son gré mes journées de travail.
Elle m'en veut aujourd'hui, et je pense que sa saveur légèrement acre du premier jour ne s'est que renforcée depuis lors.
Quoi-qu'il en soit, moi je n'attends qu'une chose: c'est que de cette vieille cannette déborde moisissures verdâtres, œufs d'insectes volants, et qu'une odeur colorée et nauséabonde s'en émane.
jeudi 19 février 2009
Bonjour mes amis
Je sais, je sais, je suis encore au boulot, et alors.
Ca fait quelques semaines que j’n’ai pas laissé un post sur ce blog, et vu qu’aucune femme de ménage n’est là pour l’entretenir, il commence à prendre la poussière.
Pourtant, j avais l’intention d’y traiter de nombreux sujets passionnants, notamment celui de mes escapades en dehors de Tokyo : à Nagoya et au ski à Yamagata entre autres, mais victime du concours des circonstances catalysé par une flemme pandémique, l’idée de vous tenir au courrant, de vous nourrir en lecture s’est évaporée au-delà, loin dans la Voie Laxie, aux tréfonds de la Galactée.
Depuis mon cousin Jerem est arrivé; et l’excuse est trop bonne pour ne pas sauter dessus; m’occuper de lui ne me laisse guère le temps de vous réciter mes aventures de relative folie.
En plus quelle saloperie ! J’ai fait rendre l’âme à mon appareil photo à force de courses endiablées et de combats Mad-Maxien à bord de luges affûtées dévalant les pistes des montagnes nippones.
Je ne regrette pas cette partie de fou rire, mais putain ça fait chier de devoir racheter un appareil…un nouveau model, avec une meilleure prise en main, une précision de loup blanc, un appareil dont la définition de l’imprimé flirte avec la réalité…, si je trouve une belle occasion, je serais peut être heureux tout compte fait.
Mais revenons à mon sujet de départ
En fait je ne suis pas doué pour tenir un truc à jour. Depuis mon brillant succès qui me fit passer du cm2 à la sixième, j’ai jamais réussi à maîtriser l’art du cahier de texte ni celui de l’agenda. Ceux-ci préféraient rester à la maison draguer la poussière et les copeaux de crayon de mon tiroir.
Je pense que format emails me convient mieux. J’aime envoyer à qui je souhaite, être libre de le faire quand bon me semble, obliger quelqu'un à me lire et surtout me répondre.
Le gueblo c’est naze en fait. Le demi-message au contenu saignement douteux que j’y poste menstruellement n’est lu attentivement que par les robots Google, et vos rares commentaires oubliés ça et là par élan de charité et non d’inspiration sont tous pourris.
En fait ça me déprime carrément d’écrire un blog. Ca m’oppresse, ça n’m’amuse pas.
Ci-dessus voici la photo prise de mon appareil cassé.
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