Ce n'est pas faux, mais personnellement je dirais plutôt "aux souvenirs émus qu'un simple regard sur la boite évoque chez le joueur".
Siffloter les musiques du jeu en allant a l'école, balancer la manette après 3 heures de jeu ininterrompu, expulser son petit frère de la chambre "car il porte malheur", pas de doute: Ninja Gaiden remplit tous les critères et même un peu plus.
Car il se paie également le luxe d'apparitions dans les rubriques "faits divers" grâce aux frasques de Tomonobu Itagaki, son illustre designer licencié récemment par Tecmo et bien connu des tribunaux Japonais pour ses tendances au harcèlement sexuel ! ("Sekuhara" en Japonais, et oui ils ont crée un mot juste pour ça !).
Jle crois pas, ya un scenario
Sorti au Japon en 1988 sous le nom de "Ninja Ryukenden", Ninja Gaiden est un jeu d'action-plateformes ou un... ninja du nom de Ryu part sauver le monde, sa copine, ses amis, son chien etc.
Mais qui dit "action-plateformes" ne dit pas forcement "degommer bêtement tout ce qui bouge", et en l'occurrence Ninja Gaiden se veut particulièrement innovant pour l'époque, en proposant un vrai scénario avec des cut-scenes entre chaque niveau.
Alors certes les dialogues d'une rare richesse ("c'est toi qui a tue mon père ?!" "mouhahaha tu le sauras si tu franchis le prochain niveau !"), et les persos forcement un peu kitsh vous feront sourire, mais ils apportent un vrai plus au jeu.
Et puis après tout, c'est pas pire que de voir la dernière fashion victime de Squaresoft prendre la pose dans FFXIII.
Mais tu vas monter espèce de &%#('^
Des le premier niveau, le ton est donne: animation fluide, gameplay nerveux, graphismes étonnants, Tecmo a vraiment fait du bon boulot techniquement.
Même les musiques, certes limitées par les capacités sonores de la pauvre NES, se révèlent hyper speed et efficaces, surclassant allègrement nombre de compositions musicales sur les consoles actuelles.
Non vraiment, rien dans ce jeu ne pourrait vous faire croire qu'il date de 1988. Surtout pas la maniabilite, qui elle semble carrément dater de 2088 mais avant jesus-christ, lorsque les manettes étaient fabriquées a base de silex et d'ossements de mammouths.
Et c'est la le seul point faible du jeu. Pour progresser, il faut s'accrocher et grimper un peu partout: plates-formes, murs, poteaux, etc. Le problème, c'est que pour grimper ne serait-ce que d'un micromètre, il faut alterner des "gauche-droite" frénétiques sur la manette, ce qui rallonge la durée de vie du jeu mais diminue considérablement celle de vos doigts.
Cependant ne boudons pas notre plaisir: une fois la jouabilité prise en main, Ninja Gaiden devient une véritable drogue qui vous tiendra en haleine jusqu'a la fin.
Donnez moi des indemnités !
Même après avoir maîtrise la maniabilité, la difficulté globale du jeu est carrément critique. Des hordes d'ennemis vous sautent dessus de toutes parts, tel un troupeau de Itagaki ayant aperçu une secrétaire en mini-jupe.
Et là, pas moyen de mettre des posters "halte au harcèlement sexuel! Ne souffrez plus en silence, appelez ce numéro" comme dans les entreprises japonaises. Non, il faut exterminer les agresseurs soi même a la force du paddle, avec les crises de nerfs et autre destructions d'objets alentours qui en résultent.
Si Tecmo devait me rembourser tout ce que j'ai détruit chez moi a cause de ce jeu, la prime de licenciement de Itagaki ne suffirait pas. D'autant plus qu'il a été licencie sans indemnités.
Et je ne parle pas des dommages psychologiques provoquées par mes insultes a ma famille ("passe pas devant la télé gros '^$%&#").
Cependant, et c'est aussi la marque des grand jeux, on vous propose toujours la bonne arme, l'objet salutaire qui vous permet de vous en sortir malgré tout.
Un jeu mythique donc, mais a ne pas mettre entre toutes les mains. Si vous etes de ceux qui pensent que New Super Mario Bros sur DS est "vachement dur quand même, faut pas deconner", alors oubliez Ninja Gaiden.
Par contre, si vous êtes du genre a finir les Megaman avec une seule vie, ou Street Fighter 2 en mode 7 avec que des perfects, alors foncez: Ninja Gaiden est fait pour vous !
Il vaut même les quelques euros que Nintendo en demande sur la Virtual Console. Et la tout est dit.
Fallait pas l'inviter
Vendredi, rendez vous des familles avec Joss qui vient squatter la maison avec sa Nes pour une troisième session de Janine Gaiden.
Lors de la dernière, on avait du arrêter au dernier boss, et son niveau qui te fait connaitre la vraie couleur de l'enfer.
Cette fois-ci ont comptait bien en venir à bout.
J ai un peu perdu mes nerfs pendant la partie ou Joss m'a bien supplée pour faire les niveaux intermédiaire.
Apres 4 essais infructueux nous obligeant a tout recommencer a chaque fois, j ai finis par vaincre le dernier salopard, et lancer un inintelligible rugissement emprunt de satisfaction et de soulagement ; ça donnait a peu près ça : RRRAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH !!!!!!
Aaaahhhh ... les muscles des fingers ankyloses, l’esprit embrume, on pouvait enfin se poser en position 2 (celle relax et avachie. La position 1 étant celle du dos voûté la tête en avant avec l attention 100% branchée sur la télé), et admirer la fin du jeu.
Biensur, il fallait faire la séance photo victorieuse traditionnelle, et le moment choisit fut celui ou le château du méchant s’écroulait.
Ensuite une autre photo devant le soleil couchant.
Click ! 2eme photo.
La fin était un peu chiante, mais suivant cette scène du soleil couchant, la musique entraînante de Ninja Gaiden (chanmée d'ailleurs) démarrait en fade-in, annonçant la venue de l'écran "The End" promettant ainsi nous faire kiffer.
Ce moment la, c'est celui ou tu ressens véritablement la satisfaction du travail achevé. C’est celui ou tu libères tout le stress et la frustration accumulés pendant les heures ou tu as lutté devant ce jeu de 1988 pour ne pas t'arracher les cheveux, ceux de ton voisin ou lancer la manette dans la télé.
Tu ne peux t'en sortir sans cette musique libératrice et son écran "The End" salvateur.
La musique démarre ... l'écran s'assombri ... on se prépare pour prendre une photo ....
………
??? Puuuuuta....... !!!!!!!!!!!
CE CON DE JOCELYN MALENCONTREUSEMENT A APPUYE SUR LE BOUTON RESET DE LA CONSOLE EN VOULANT POSER POUR LA PHOTO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
AAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!
PUTAIIIIII..........IIIIIIINNNN!!!!! MAIS QUEL CON !!!!!!!!!!!!!
RRRHHHGGGGGRRRrrrraaaaAAAAAAA
La frustration du monde entier se renferme a l intérieur de mon corps sans vouloir ressortir. L’envie me prend pourtant d’exulter ce mal en tuant mon compère, lui matraquant la tête a coups de paddle jusqu a étaler le contenu de sa boite crânienne sur la moquette de mon appart.
Mais non ... rien ... juste un horrible sentiment d impuissance, d'injustice, de trop plein d'énergie pas évacue ... et le PIRE ... l'impression de ne pas avoir vraiment fini le jeu…
Atroce ... le comble de la tristesse c est qu on a du se résigner a regarder la suite de la fin sur youtube comme deux pauvres loosers...
Elle était trop bien, la belle musique et tout et tout ... cela aurait été si apaisant...
Voila, espérons plus de réussite sur Ninja Gaiden 2 programmé pour la semaine prochaine.
Tristesse et honte sur nous tous.
Amen.
F.ck ! Dernière photo




Le coup du reset pendant la sequence de fin, je sens que jvais en entendre parler jusqu'a ma mort (et meme au-dela ??!!)
RépondreSupprimerEn meme temps jsuis vraiment desole... d'autant plus que c'est pas trop moi qui ai battu le boss de fin...
Longue vie a Itagaki, au sekuhara et aux fausses NES a 1000 yens !!
Il faut plus de TNN avec les impressions de jeu en full motion real time, comme les excellents billets de TMNT et Ninja Gaiden!
RépondreSupprimerEncore, le peuple a faim de pixels et de sushis.