lundi 5 janvier 2009

Bonne santé


Retour au taff, avec une bâtarde de grippe à la Française en guise de compagne 2009.

J’ai vraiment apprécier rentrer au Japon le 3 Janvier pour rester au lit avec de la fièvre jusqu'à aujourd’hui.


Le bon coté de la chose est que j’ai plus dormi en trois jours que pendant les deux dernières semaines de 2008. Cinquante heures en trois jours, mon lifewide record.


S’il y a vraiment un truc qu’il faut tester c’est bien d’avoir la grippe dans l’avion. Onze heures et trente minutes à alterner entre grelottement et sueur abondante, nez qui coule et yeux incandescents se retournant dans leurs orbites. J’ai bien entendu eu ma dose de délires dus à la forte fièvre. Une vieille ambiance de Moyen Age, d’église inquisitrice, de bûcher et de paysans horribles, m’a ainsi poursuivi tout au long du voyage, même lors de mes périodes d’éveil. Le genre de rêves trop oppressant ou ta tête n’arrête pas de faire des calculs complexes et t’oblige incessamment à prendre des décisions sur des choses insensées.

Paralysé, j n’arrivais même pas à demander un verre d’eau aux hôtesses qui par pitié m’ont appliqué d’elle même la double ration de couverture Air France.

Bref, avec du recul, je pense bien être mort à un moment pendant ce voyage. Je ne sais pas trop quand. Certainement quand la fièvre a côtoyé la température de la roche en fusion, et a inhibé tous mes récepteurs de sensation.


Vivre au Japon ça affaiblit le corps, érode la résistance physique de l’être pour la réduire à celle du nouveau né. Une semaine en France et j’ai attrapé le pack bronchite, rhume et grippe. Ce fut apparemment le tarif obligatoire pour les habitants du Japon ayant foulé le sol Français, car dans l’avion de Charles de Gaule a Tokyo, tous les bridés se vidaient de par leurs orifices encombrés.


En tout cas, et je ne pensais pas le dire un jour moi le vieux Parisien, mais quel soulagement de retrouver le métro Tokyoïte a l’odeur de médicament, avec sa population qui même malade porte des masques pour ne pas diffuser les virus. Ce fut aussi très rassurant relaxant que d’utiliser les oshibori petites serviettes mises a disposition pour se laver les mains aux tables des restaurants ... et puis voir le ciel bleu ... avec une température au dessus de zéro...


Tiens, mon boss vient de me dire que je pouvais rentrer plus tôt aujourd’hui. Soit y a pas de travail, soit il a peur de ma maladie ; faut dire que ma toux résonne dans un éclatement de bronches un peu ragoûtant toute les trente secondes.


Pour votre culture, en Jap, que t ais un rhume ou une grippe, on utilise les memes mots : « Kaze hiita »

3 commentaires:

  1. dans ton cocon jap, tu t'es trop fragilisé et maintenant t'es plus protégé contre rien...Homère

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  2. Pas mal comme torture mais vois le bon côté des choses, tu aurais pu avoir une gastro surpuissante et les toilettes occupées pendant le vol pour des raisons érotiques.
    Nul doute que ton voisin t'aurait détesté.

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  3. Je suis un admirateur, je fantasme sur toi depuis de nombreuses années. Ton blog m'excite
    J_ _ _ _ N O _ _ _ X

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